26/10/2008 Trip in China (Part 7, et fin…)

Alors qu’ici à Hong Kong nous entamons le week-end, je viens enfin à bout de ce plus ou moins rapide résumé de notre périple en Chine, presque deux semaines après notre retour à Hong Kong. Peut-être avez-vous remarqué que je commence à être plus bref dans mes descriptions…

Le vendredi 10 fut consacré à une excursion à la campagne, enfin façon de parler. Nous avons passé la journée à Suzhou, à 40 minutes en train de Shanghaï. Pour la campagne, la ville fait tout de même 800 000 habitants… Suzhou est assez connu pour ses jardins et ses canaux (un peu comme à Venise, enfin pas tout à fait non plus). Dès notre arrivée, nous tombons, non loin de la gare, sur le Temple de la Pagode du Nord, pagode qu’on nous affirme être l’une des plus grandes de Chine. Alors une petite visite s’impose. Nous cherchons ensuite à nous rendre à un embarcadère pour faire une petite ballade en gondole locale. Sur notre chemin, on tombe sur une sorte d’agence où les gens viennent pour acheter ou vendre des actions sur la Bourse de Shanghaï. C’était assez surprenant de voir autant de gens, des particuliers, devant un écran lumineux remplissant la salle et affichant les cours. Je n’ai pas besoin de préciser que les cours étaient affichés en rouge, c’est-à-dire à la baisse. Nous reprenons notre route et trouvons une gondole, pour une balade reposante d’une heure à travers les canaux locaux. Comme pour tous leur héritage, les autorités se sont rendus compte qu’il fallait les préserver après que ceux-ci aient été réduits de moitié suite au développement de la région. Nous avons eu droit au passage à quelques chants locaux entonnés par notre gondolière (si le mot se dit). Enfin, nous voulions visiter un des jardins de Suzhou, puisqu’ils font la réputation de la ville. Le plus proche duquel nous nus trouvions, qui est aussi le plus grand, n’était pas gratuit, comme d’ailleurs tous les jardins, mais le tarif nous paraissait un peu exagéré. Nous avons alors chercher un autre jardin, mais celui-ci s’est avéré difficile à trouver. Jusqu’à ce que nous finissions par le débusquer, et par apprendre qu’il venait de fermer. Bref, dépités par ce manque de chance, nous décidâmes finalement de faire une halte pour nous sustenter, avant de reprendre le train pour Shanghaï.

Pagode du Nord

vue de Suzhou

balade en gondole

Après notre expérience de la nuit pékinoise, il était de bon ton de tester les nuits de Shanghaï. Nos hôtes nous mènent alors, en compagnie d’autres français, au Bonbon, club se situant dans l’ancien quartier français de Shanghaï si j’ai bien suivi. J’en profite pour émettre une théorie quant à la qualité du club et de la musique, unanimement appréciés par mes comparses. Peut-être que l’influence occidentale, plus présente à Shanghaï qu’à Pékin, a un impact non négligeable. Certes, il y avait peu de locaux dans le club, mais il affichait moins ce luxe tapageur rencontré à Pékin.
Cependant, ma théorie a dernièrement pris du plomb dans l’aile. En effet, Sylvain, un ami de Timothée étant en échange à Singapour, est venu en ce moment passer quelques jours à Hong Kong. L’occasion de redécouvrir la vie nocturne Hongkongaise. Et, vous me direz qu’il est difficile de contester l’influence passée et actuelle de l’Occident à Hong Kong (quoiqu’on puisse toujours en discuter). Pourtant, nous avons moins apprécié les clubs ici qu’en Chine. Par contre, au niveau des bars, il y a de quoi faire.

Ce petit aparté étant fait, nous avons passé notre dernière journée pleine à Shanghaï à déambuler dans les artères commerçantes à attrape touristes, notamment sur Nanjing Road. Puis René-Marie nous a menés dans un karaoké local (grand succès, comme à Hong Kong) tout en ayant eu du mal à le dénicher.

Le dimanche 12 marque notre départ de Shanghaï et notre retour à Hong Kong. Mais avant de quitter la Chine continentale, nous nous sommes levés de très bonne heure pour être à 7h du matin dans le vieux Shanghaï, à l’heure où le marché s’anime vraiment. Mieux vaut ne pas se poser de questions au sujet de l’hygiène des produits vendus : les poulets entassés vivants dans des cages, les poissons et anguilles dans des cageots approvisionnés en eau par des tuyaux d’arrosage, puis ensuite découpés aux ciseaux… Miam !

au marché, de bon matin

poissons frais!

marché

envie de volaille?

Après cette balade matinale, ce fût l’heure de quitter René-Marie et Maxime et de nous diriger vers la gare, non sans un coup de stress : contrairement à ce que nous pensions, notre train ne partait pas de la gare principale mais d’une autre, plus éloignée, ce que nous avons constaté à la dernière minute…

Mais tout s’est passé sans souci. Nous avons pu trouver notre train qui partait à 12h30 et embarquer pour 18 heures de passage, vite passées étant donné notre manque de sommeil. Notre train arrivait à la gare de Shenzhen, ce qui signifie qu’il nous a fallu ensuite passer la frontière pour entrer à Hong Kong et prendre le MTR (métro à HK) jusqu’à la résidence. Pour une arrivée à 8h du matin, deux heures trente avant mon cours de M&A…

train du retour

26/10/2008 Trip in China: Shanghaï (part 6)

La nuit dans le train pour Shanghaï a donc été courte. Nous entrons en gare à 7h du matin. L’objectif est alors de nous rendre chez Maxime et René-Marie qui vont nous héberger jusqu’au dimanche suivant. Mais il nous faut d’abord trouver le métro. C’est qu’on commençait à avoir nos repères à Pékin ! Tant bien que mal, nous arrivons à suivre les indications qui nous avaient été fournies et nous retrouvons nos deux compères dans leur humble demeure. Enfin, humble, quand on a trois chambres, deux salles de bain, lave et sèche-linge et tout et tout… Il est alors tant de reprendre des forces avant d’entamer la découverte de cette métropole de plus de 20 millions d’habitants, modeste port à ses débuts, et centre financier et culturel aujourd’hui.
Mais avant d’approfondir la Shanghaï moderne, on opte pour passer l’après-midi dans la vieille ville, ou ce qu’il en reste. Comme à Pékin, des immeubles, ou plutôt gratte-ciel, sortent de terre de partout. Mais ils viennent de décider de préserver la partie historique de la ville. La vieille ville fourmille de ces petites rues bordées de commerces divers. Nous en profitons également pour admirer un Temple dédié à Confucius, et flâner dans le Dragon Mall qui entoure la Maison du Thé.
Néanmoins, la fatigue a raison de nous… Mieux vaut recharger les batteries avant la dernière ligne droite.

vieille ville à Shanghaï

Confucius Temple

Confucius Temple

Le jour suivant, nous commençons par un tour le long du Bund. Il s’agit d’un quartier historique, le long de la rivière Hangpu, où se sont installés les Européens lorsqu’ils ont voulu lancer le commerce avec la Chine. De nombreux immeubles, du début du XXième siècle, à l’architecture européenne, sont alignés face à la rivière et à Pudong, le nouveau quartier des affaires avec ses gratte-ciel, sur l’autre rive. Nous admirons donc la vue qui nous ait offerte des deux côtés, et apercevons, au loin, le port de Shanghaï, l’un des plus grands au monde. Après un détour par une galerie d’art dans laquelle nous nous sommes fait entraînés, nous nous dirigeons vers Pudong. Le quartier est en construction permanente, avec des buildings toujours plus hauts. Cependant, un parc en son cœur permet d’aérer un peu le site. Les photos parlent d’elle-même pour décrire l’endroit…

Pudong depuis le Bund

le Bund

sur le bund

sur le Bund

Pearl Tower

dans Pudong

Nous sommes aussi montés sur le toit de l'immeuble où habitent Maxime et René-Marie. Mieux vaut ne pas avoir le vertige... La vue y est imprenable sur Shanghaï et le quartier de Pudong

depuis le toit

sur le toit

22/10/2008 Trip in China (Part 5)

Bon, heureusement que je peux voir le nombre de visites quotidiennes sur mon blog, et constater que ce nombre est supérieur à 0, parce que vu le nombre considérable de commentaires laissés ici, je finis par me poser des questions. Mais bon, comme çà, je peux continuer à raconter en détails ce voyage en Chine, même si c’est trop long, comme personne ne se plaint…

La soirée au Cargo (le nom du club en question) ayant laissé des traces, le réveil fût tardif le lendemain. En plus, le temps est toujours maussade et frisquet. On commence à attraper la crève. Alors on opte pour une journée pépère, avec pour simple déplacement un détour par Temple of Heaven. Autour de ce temple, qui était je crois un lieu où l’on priait pour les récoltes futures, s’étend un parc immense où les locaux aiment à se retrouver pour le taï chi matinal, ou plus dans la journée pour discuter, chanter, ou jouer aux cartes ou au badminton. Le tout dans une bonne ambiance. Un moment de détente bienvenu. Quant au Temple en lui-même, comme précédemment : splendide à l’extérieur, mais décevant à l’intérieur…

Temple of Heaven park

Temple of Heaven

Temple of Heaven park

Cette journée ayant été peu remplie, petit point sur les mœurs locales. A Pékin, c’est un peu le concours de celui qui fera le plus gros crachat le plus bruyant. Très appétissant. Surtout dans les toilettes… Dans le registre des coutumes les plus distinguées, hier dans un restaurant proche de l’Université, il y avait quelqu’un qui a passé le repas à faire des rots plus bruyants les uns que les autres à côté de notre table… Miam ! A part cela, à Pékin, vous risquez votre vie dès que vous quittez le trottoir. Les gens conduisent en effet dans tous les sens, les voitures changent de file et tournent sans clignotant, et le piéton n’a qu’à dégager du passage. Enfin, comme j’ai déjà pu l’évoquer, mieux vaut ne pas avoir peur de la foule, tellement il y a de monde, et supporter la pollution, qui masque le ciel. Last but not least, la nourriture. Il y a plein de petits magasins dans les rues qui vendent de la nourriture à emporter. Vous pouvez ainsi acheter une sorte de pancake salé pour 1 yuan (j’ai bien dit un yuan) ou une sorte de galette comme on en mange à Nantes pour 4 yuans, comprenant deux œufs, un ingrédient spécial frit, et divers sauces plus ou moins épicées. Et après, je vous le garantis, vous êtes calés !

Le Lundi 6, veille de notre départ pour Shanghaï, dernière grande excursion avec le Palais d’été. Il s’agit d’un par immense, dont les trois-quarts sont occupés par un lac, de collines, et du palais dans lequel l’empereur prenait ses quartiers hors de la Cité Interdite. L’endroit est vraiment splendide. On en profite pour louer un pédalo et voguer sur le lac, tout en admirant le palais et l’immense temple bouddhiste adjacent. En plus, le soleil était enfin au rendez-vous. Ensuite, nous avons pris la direction de l’Art District, qui comme son nom l’indique, est un quartier fourmillant de galeries d’art : peinture, sculpture, parfois exposées dans la rue. Assez différent de ce que l’on a pu voir jusque là. Mais bizarre : le quartier est fermé, les entrés surveillées, et on peut croiser une patrouille de militaires. Il n’y a plus qu’à voir certaines œuvres dénonçant les US ou leur économie, et on peut vite imaginer comment l’art est utilisé par le parti… Ca me rappelle certains cours d’histoire, dans ma jeunesse…

au Palais d'été

au palais d'été

au palais d'été

Art District

En rentrant, pour notre dernière nuit à l’hôtel, Robert nous fait découvrir un alcool local qui vous nettoie bien l’estomac et chassent les microbes. Soirée sympathique lors de laquelle nous rencontrons Reanne, une sud-africaine de passage pour une exposition durant laquelle elle vient présenter les produits de l’entreprise dans laquelle elle travaille, qui fabrique des vêtements, chaussures ou sacs à partir de peaux d’animaux de son pays. Je lui fais un peu de pub : www.urbanafrica.co.za

Mardi 7, départ pour Shanghaï à 19h30. Mais avant de quitter Pékin, une rapide visite matinal au Grand Timonier s’impose. Car, c’est qu’on l’avait presque oublié le Mao. Alors la visite s’effectue en marchant, sans s’arrêter, et sans appareil photo dans le Mausolée (toujours pareil, peut-être pour que l’on ne remarque pas que la momie est une fausse). Néanmoins, cela reste à faire. Ca va assez vite, et c’est impressionnant de voir les chinois acheter une fleur pour la déposer au pied de l’imposante statue de ce personnage au combien charmant…
Ca y est, on est allé voir Mao, je lui ai dit mes 4 vérités, nous pouvons partir pour Shanghaï. A la gare, encore une fois, c’est bondé. Il faut passer par les portiques de sécurité (notez qu’il y en a aussi dans le métro). Mais c’est assez bien organisé. Il y a une hôtesse à chaque wagon pour vérifier que vous ne resquillez pas. Cependant, quelque chose cloche. Pour un trajet de 12 heures, de nuit, on se retrouve dans un wagon avec sièges. Certes, il n’y a rien à redire sur le confort et la propreté. Nous comprenons alors que soit il n’y avait plus de billets pour les couchettes, soit l’anglais de la préposée au guichet et le mandarin de mes compagnons ont été insuffisants quelques jours plus tôt. C’est donc parti pour un périple sans problème particulier, si ce n’est un manque de sommeil évident à l’arrivée, à Shanghaï…

22/10/2008 Trip in China (Part 4)

Ils ne veulent vraiment pas qu’on s’ennuie à CityU. Dimanche dernier à 6h du matin, l’alarme à incendie de mon hall se déclenche. Super… Comme ils ont l’air de prendre ce genre de choses au sérieux ici, je m’habille vite fait. En sortant de ma chambre, je croise un local qui me fait comprendre qu’il retourne se coucher. Je vois bien arrivé au loin un camion de pompier, mais étant donné que tout semble calme, je suis son idée. Au réveil, le vrai cette fois, je me prépare mentalement à prendre une bonne douche vivifiante. Et bien, je l’attends encore… Pas d’eau ! Ni dans le lavabo, ni dans les toilettes. Ca s’annonce bien encore cette affaire. En sortant, encore moins réveillé que d’habitude, j’aborde la personne de garde, qui me montre un panneau tout frais du jour, confirmant qu’il y a un problème quelconque, qu’ils font leur possible pour réparer ledit problème, et qu’ils s’excusent pour les éventuels désagréments causés… Comme si cela ne causait pas de désagréments ! Finalement, l’eau est revenu dans la douche et le lavabo le soir même (enfin, vers minuit), mais pour les toilettes, il fallait toujours se rendre à l’extérieur. Pratique, nous sommes juste entre 200 et 300 à vivre dans le hall…
C’est en rentrant le lundi de cours que j’ai pu constaté que les choses avaient été rétablies. Ou presque, mes toilettes semblant plus que fuir… Affaire à suivre.
J’en profite pour faire une remarque sur les coutumes locales. Ici, les gens, en tout cas les étudiants, se couchent tard. Ainsi, pour mon colocataire, c’est souvent 2-3h du matin. Bon, je m’en accommode tant bien que mal. Mais ce qui m’interpelle, c’est de le voir commencer sa sieste à 18h30 ! Et de dormir jusqu’à 20h… Avant de travailler pendant la nuit. Disons que nous avons une gestion du temps différente selon les pays…

Ce matin (mardi), j’ai eu droit à un quiz. Alors, pour oublier, la suite du voyage en Chine…

Et ce n’est pas n’importe quoi aujourd’hui, c’est tout de même la Grande Muraille, et un détour par les tombes des empereurs de la dynastie Ming. Pour cela, il faut se lever tôt. Nous nous sommes décidés la veille au soir. En général, pour se rendre à la muraille de Chine, les touristes prennent un tour en bus qui les conduit aussi aux tombes déjà citées. Mais on nous avait avertit qu’il était préférable d’éviter le site de Badaling, rassemblement principal des touristes. Or, à notre hôtel, il semblait possible de s’organiser son propre tour avec une voiture et un chauffeur perso. Prix de la journée, 500 yuans, ce qui à 4 revenait au prix d’un tour. Bon, vu la voiture, je doute que notre tour avait quelque chose d’officielle, ça devait plutôt être un pote de Robert, le sympathique membre du staff toujours disposé à nous procurer de bons conseils. Et nous avons pris le parti de nous rendre au site de Mutianyu, à 1h de route de Pékin. Malheureusement, le ciel nuageux nous inquiète…
Une fois sur place, avant de grimper à la Muraille, il faut d’abord passer par la petite rue des vendeurs à la sauvette, auxquels nous préférons nous mesurer après notre balade. Tout est aménagé pour les touristes malgré tout, avec deux télésièges de stations de ski d’un âge déjà avancé, et un toboggan géant pour redescendre ! Mais nous sommes courageux, alors nous montons à pied.
Le site est magnifique ! Dommage que la météo nous empêche d’admirer au mieux la vue. On peut distinguer, au loin, la Muraille rejoignant d’autres sections de la Muraille, sur les crêtes des montagnes. La vie de garde ici ne devait pas être des plus drôles. La Muraille est toujours en montée - descente, parfois très pentue, et la météo l’hiver y est rude. Nous profitons néanmoins de ce moment, 3h à arpenter et à respirer un air différent de celui de la capitale. Certes, nous ne sommes pas les seuls touristes, mais c’est sans aucun doute à faire !
Puis la pluie commence à tomber…on ne pourra pas redescendre en toboggan (une sorte de luge en fait, donc c’est dangereux). Alors nous redescendons à pied, et abordons les « magasins » de souvenirs. Je ne me rappelle plus si je vous en ai parlé, mais à Hong Kong, et encore plus en Chine, il ne faut pas hésiter à négocier le prix. C’est même indispensable qu’en aucun prix n’est affiché. Si à Hong Kong vous pouvez gratter 30 à 50% au Ladies’ Market, à la Muraille, on a obtenu certains souvenirs 80% moins cher que le premier prix demandé ! Ce qui veut dire qu’il doit y avoir des touristes qui, peut-être, achètent à ses prix-là… Négociations qui, rappelons le, se sont déroulées sous des trombes d’eau à ce stade de notre journée.
Puis on reprend notre voiture privée avec chauffeur privé, direction les tombes Ming. A posteriori, d’après ce que j’ai compris, il y a plusieurs tombes pour ces empereurs dans une vallée, et trois sites sont ouverts au public. Mon sentiment est mitigé quant à cette visite. Certes, celle-ci s’est déroulée sous la pluie, donc à vive allure, dans une atmosphère assez tristounette. Mais je pense que nous ne sommes pas allées au meilleur site. Bref, il s’agit d’une enfilade de temple le long d’une allée central, que devait suivre le cercueil du défunt jusqu’à sa dernière demeure, derrière une sorte de citadelle pour se protéger. Mais on n’a vu aucune tombe. Cependant, tout n’était pas ouvert au public. Si c’est le cas en permanence et dans les autres tombes Ming, je pense qu’on peut dire que cette visite n’est pas nécessaire. Mais je crois que les autres sites étaient meilleurs. Enfin, ce n’est pas bien grave, étant donné la météo, on avait plutôt hâte de rentrer et de retrouver notre bon restaurant sino-allemand, enfin, au menu en allemand !

En début de soirée, nous faisons la rencontre dans notre hôtel de Brent, un Californien travaillant en Thaïlande, à proximité de la frontière birmane, dans une sorte d’ONG ou de centre sanitaire. Ce qui nous a amené à prendre un deuxième repas (léger) en sa compagnie.
Puis, à 5 au lieu de 4, poursuivant notre programme, nous avons poursuivi la nuit dans un des lieux branchés (comme on dit) de Pékin. Des boîtes de nuit ont en effet vu le jour à Proximité du Stade des Travailleurs, construit pour les Jeux. Encore un des paradoxes du communo-captialo-occidentalisme à la chinoise… Bon, ce genre d’endroits semble cependant réunir uniquement des étrangers ou la riche jeunesse locale. Les prix sont en effet bien supérieurs au coût de la vie en Chine. Mais il est appréciable d’avoir son serveur personnel qui surveille vos affaires lorsqu’il vous prend l’envie de remuer votre postérieur sur le dancefloor, ou lorsqu’une autre sorte d’envie vous mène vers les toilettes de luxe ! L’occasion aussi de trinquer avec des locaux qui nous invitent à leur table, pile au moment où l’on commençait à manquer de carburant…

18/10/2008 Trip in China (Part 3)

Décidemment, le retour à Hong Kong est mouvementé. Un évènement tragique est ainsi survenu à la résidence cette semaine, un étudiant chinois est tombé du toit d’un des halls et est décédé. C’est le deuxième incident de ce type cette année à CityU, après Janvier dernier…
Et aujourd’hui, on a pu apercevoir au loin dans Hong Kong un incendie entraînant un immense nuage noir (peut-être un lieu de stockage du pétrole…)
Sur un ton plus léger, ce matin, premier examen, un mid term (examen de mi-semestre…). En fait, 40 questions à choix multiples. On reste serein.

Pour se remettre de tout cela, la suite de mon voyage en Chine :

Où j’en étais ? Ah oui… Le jour suivant la fête nationale chinoise, on a encore eu une super idée ; la visité de la Cité Interdite : 950 mètres de long sur plus de 700 de large (je crois). Quelque chose d’immense, et plus interdite du tout. Car, tous nos touristes chinois ont eu la même idée. Résultat, c’était bondé, et il nous a fallu une heure de queue pour acheter les billets. Par la suite, la marche se faisait à la vitesse de l’escargot. La Cité Interdite, c’est à faire c’est sûr, mais je pense que nous sommes restés un peu sur notre faim. En effet, globalement, tous les grands édifices historiques ici sont architecturalement magnifiques, mais vides à l’intérieur. Ainsi, pour les principaux palais de la Cité Interdite, il était interdit d’y rentrer, on pouvait seulement regarder dedans, et il n’y avait pas grand-chose à voir… Donc au final, visiter la Cité Interdite, c’est déambuler dans un grand parc au milieux de « palais »…
Ensuite, en retournant place Tiananmen, on pensait passer par la Mausolée de Mao. Pas de bol, il était fermé (pour cause de travaux je crois, mais peut-être que c’était la momie dudit Mao qu’il rafistolait, ou peut-être que le corps embaumé étant un faux, ils ne voulaient pas qu’autant de touristes chinois le voit d’un coup…). On a alors opté pour un taxi jusqu’au Parc Olympique, histoire d’admirer le Nid d’Oiseux et le Water Cube, et dans l’ensemble les travaux réalisés pour faire des JO ce qu’ils ont été. Le site est devenu touristique, notamment pour les Chinois, fiers de leur JO.

avant la Cité Interdite

Cité Interdite

Cité Interdite

Cité Interdite

Cité Interdite

group picture in Forbidden City

Cité Interdite

tentative de photo de l'intérieur d'un palais de la Cité Interdite, en étant écrasé par je ne sais combien de touristes chinois

le jardin derrière la Cité Interdite

Parc Olympique

Nid d'Oiseaux

group picture au Parc Olympique

le Cube

Ce début de séjour en Chine est tout de même maqué par une question qui nous préoccupe grandement. A savoir, on avait prévu de partir le samedi au soir pour Nankin. Or, le staff de l’hôtel auprès duquel nous nous sommes renseignés nous a indiqués qu’il n’y avait pas de billets de train disponibles avant le mardi suivant. La raison, je vous laisse deviner… Nos amis touristes chinois. Déjà qu’il y a assez de Pékinois ! Enfin, il nous fallait agir. C’est donc d’un pas résolu que nous nous sommes rendus, de bon matin, à la gare centrale. Et là, si vous aimez patienter aux guichets de la SNCF, vous adorerez les gares chinoises ! Surtout en période de pointe. Pour ceux qui ont besoin d’un rappel, la Chine, c’est 20 fois plus d’habitants que la France, un réseau de train qui s’est certes bien modernisé, mais des distances à l’échelle d’un continent : Pékin - Shanghaï en 12 heures minimum !
Nous prenons donc notre mal en patience et tentons de faire la queue, alors que vraisemblablement tous les guichets possibles ne sont pas ouverts. On pensait les chinois plutôt disciplinés, et là ils se révèlent autrement. Certains n’hésitent pas à vous passer devant, comme une fleur, d’autres se battent presque aux guichets. Cela fait un peu de spectacle pour patienter. Puis vient notre tour. Entre le mandarin débutant de mes trois acolytes et l’anglais rudimentaire de la préposée au guichet, et un soigné langage des signes, on finit par avoir ce que l’on veut, ou peut. Etant donné le manque de places, on décide de nous rendre directement à Shanghaï après Pékin dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8. Et au passage, on prend nos billets de retour pour Hong Kong.
Pour nous remettre, on trouve une pizzéria pas trop loin. De quoi changer de nourriture. Une expérience que l’on ne renouvellera pas. Non pas que les pizzas n’étaient pas appétissantes ; mais le prix, au regard de ce qui se trouve en Chine, était un peu élevé (trois fois plus que notre petit restaurant au menu en allemand, si vous suivez).
Le reste de cette journée fut plus reposant, avec une ballade dans les hutongs, non loin de notre hôtel. J’en ai peut-être déjà parlé, les hutongs sont ces quartiers traditionnels où s’enchaînent des rues étroites, avec des habitations vieilles parfois comme le monde, donnant sur des cours intérieures. L’ambiance y est complètement différente que dans le nouveau Pékin, aux grandes artères tristounettes parfois…

Pékin, Gare Centrale

drapeaux rouges, camarades

hutong, où est la sortie?

hutong

hutong

hutong by night

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